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Finance

Grève du 19 mars dans la fonction publique : écoles, santé… le point sur la mobilisation ce mardi

Écoles, mairies, administrations… Les syndicats de fonctionnaires appellent les 5,7 millions d’agents publics à une grande journée de mobilisation ce mardi, espérant faire pression sur le gouvernement pour obtenir des hausses de salaires, à l’heure où l’exécutif a annoncé 10 milliards d’économies. « On demande des augmentations générales et (…) surtout des vraies négociations » salariales avec l’exécutif, un résumé lundi sur RTL de la secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon.

Dans un communiqué de presse commun, huit syndicats alertent sur une « urgence salariale » et déplorent « l’absence de toute perspective de mesures générales d’augmentation des rémunérations dans la fonction publique dans un contexte d’inflation encore soutenu ». « On est à l’os. (…) Ce n’est pas normal que le pouvoir d’achat des fonctionnaires s’érode à ce point », a également déploré la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet sur RMC et BFMTV.

Plus d’une centaine de rassemblements et manifestations sont prévus à travers le pays, selon Solidaires Fonction Publique. À Paris, le cortège s’élancera en début d’après-midi des abords du Jardin du Luxembourg (VIe arrondissement) et se dirigera vers le quartier des ministères dans le VIIe arrondissement. Des rassemblements sont également prévus dès le matin devant de nombreuses préfectures et sous-préfectures, comme à Nantes, Besançon ou Cambrai. Dans plusieurs secteurs, des appels à la grève ont été lancés, même si les syndicats s’attendent cependant à ce qu’ils soient moins suivis que lors des manifestations contre la réforme des retraites début 2023, lorsque 15 % à 30 % de grévistes avaient ont été enregistrés selon les secteurs.

Éducation nationale

Après un appel à la mobilisation le 1er février dernier, suivi par 47 % des professeurs selon le Snes-FSU et 20 % d’après le ministère de l’Éducation, les enseignants sont de nouveaux appelés à cesser le travail ce mardi. Les syndicats réclament des revalorisations salariales « dans un contexte d’inflation encore soutenu » et davantage de postes, se disant très inquiets de l’amputation de 700 millions d’euros pour le budget du ministère. La profession est également appelée à défiler contre la politique éducative du gouvernement, et notamment la création de « groupes » au collège, une mesure controversée du programme de « choc des savoirs » mis en place pour l’exécutif.

Pour l’heure, les syndicats n’ont pas communiqué de prévision de grévistes, mais plus de 120 manifestations sont prévues à travers la France selon le Snes-FSU, qui représente le deuxième degré, tandis que Sud Éducation Paris prévoit une « grève forte ». » dans la capitale. Des parents d’élèves ont d’ores et déjà été prévenus de la fermeture de la classe de leurs enfants ou de la mise en place d’horaires allégués. Gaëlle Martinez, la déléguée générale de Solidaires-FP, a assuré que le mouvement de mobilisation « prend plutôt bien » parmi les instituteurs et professeurs. Par ailleurs, les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) et des périscolaires ont également été appelés à la mobilisation, ce qui a déjà une incidence sur l’ouverture de certaines cantines.

Certains syndicats appellent déjà à poursuivre le mouvement après le 19 mars, comme Sud Éducation 93 qui prévoit une manifestation jeudi à 12 heures en direction de Matignon.

Santé

Les cinq principaux syndicats de la fonction publique hospitalière ont également appelé le personnel à se mobiliser ce mardi. Dans un communiqué commun, la CGT, FO, la CFDT, Sud Solidaires et l’Unsa accusent le gouvernement de chercher à « esquiver l’urgence de la revalorisation des salaires », appelant à une « augmentation du point d’indice ». « Nous refusons de subir une nouvelle année blanche sans augmentation de salaire ni compensation de l’inflation », écrivent-ils.

Les infirmiers libéraux sont également invités à se joindre à la contestation : le syndicat Sniil et le collectif des Infirmiers libéraux en colère se mobilisent pour demander l’ouverture de négociations « en urgence afin de trouver un accord avec la CNAM (la Caisse nationale d’ assurance maladie) pour compenser l’impact de l’inflation en revalorisant les lettres clés », c’est-à-dire des codes qui désignent des actes médicaux réalisés par les infirmiers. Dans une déclaration communeils appellent plus largement à « reconnaître et valoriser cette profession en grande souffrance ».

Mairies et musées

Plusieurs autres administrations sont concernées par l’appel à la grève, même si aucun chiffre n’a pour l’instant été communiqué. « Il y aura beaucoup de grévistes » dans les services publics, a assuré la numéro 1 de la CGT Sophie Binet. Les lieux recevant du public, dont les mairies, pourraient donc voir leur fonctionnement perturbé, notamment dans la prise de rendez-vous.

La CGT a par ailleurs appelé à la mobilisation les fonctionnaires du ministère de la Culture, qui travaillent « dans les bureaux, les ateliers, les musées, les monuments, les établissements nationaux d’enseignement supérieur, les domaines, les jardins, les chantiers de fouilles ». Dans un communiquéelle estime que « la création, le spectacle vivant, le patrimoine et les personnels (ont été) sacrifiés » et refuse elle aussi de « subir une année blanche en matière salariale ».

Dans l’ensemble de ces secteurs, le taux de grévistes sera scruté de près : l’ampleur de la mobilisation sera un des enjeux de la journée, à quatre mois de Jeux olympiques et paralympiques durant lesquels la CGT et FO n’envisageront de déposer des préavis de grève.

Finance

Pourquoi le stock de Tilray a éclaté aujourd’hui

Actions de Tilray (NASDAQ : TLRY) a augmenté de 11% lundi après que la vice-présidente américaine Kamala Harris ait semblé favorable à une légalisation totale de la marijuana – une évolution qui serait évidemment positive pour l’entreprise de boissons et de produits à base de cannabis.

Kamala Harris favorable à la légalisation du cannabis

Vendredi à la Maison Blanche, Harris aurait déclaré devant une salle remplie de bénéficiaires d’une grâce pour cannabis que « nous devons légaliser la marijuana », selon des personnes proches de la réunion à huis clos. Dans son discours d’ouverture public, Harris a également appelé la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis à reclasser la marijuana « aussi rapidement que possible », arguant qu’il est « absurde ». La marijuana est actuellement considérée comme aussi dangereuse que l’héroïne dans son statut actuel d’Annexe I. médicament conformément à la loi sur les substances contrôlées de 1970.

La marijuana est actuellement légal au niveau de l’État dans 38 États pour un usage médical et 24 États pour un usage récréatif. Les commentaires de Harris vendredi marquaient la première fois depuis qu’il avait rejoint le groupe en tant que colistier de Joe Biden en 2020 que le vice-président manifestait son soutien à la légalisation de la marijuana au niveau fédéral. Il s’agit d’un changement potentiellement important pour l’administration à l’approche de l’élection présidentielle de cette année.

Quelle est la prochaine étape pour les investisseurs de Tilray ?

Tilray génère environ 35% de son chiffre d’affaires provenant de produits à base de cannabis – bien que ce total soit en baisse car la société a réalisé d’importantes acquisitions dans le secteur des boissons alcoolisées au cours des derniers trimestres. Tilray continue également de se développer à l’international, notamment en annonçant l’approbation la semaine dernière de son premier produit à base d’extrait de cannabis médical au Portugal.

Mais étant donné que les États-Unis représentent facilement le plus grand marché de cannabis au monde – avec des ventes de cannabis aux États-Unis qui devraient représenter environ les deux tiers des revenus mondiaux du cannabis en 2024 – il n’est pas surprenant de voir Tilray se rallier en réponse aux perspectives apparemment croissantes de cette drogue. deviendra légal aux États-Unis au niveau fédéral dans un avenir proche.

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Pourquoi le stock de Tilray a éclaté aujourd’hui a été initialement publié par The Motley Fool

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Finance

Une semaine de travail différenciée de 4 jours pour les couples divorcés : ce qu’en pensent les parents

Le gouvernement réfléchit à mettre en place la semaine différenciée pour les parents divorcés. Quatre jours de travail la semaine où l’on a les enfants à la maison, cinq le reste du temps. Une expérimentation doit être lancée dans la fonction publique, avant une éventuelle généralisation.

Adapter ses semaines de travail quand vous avez la garde de vos enfants, c’est ce que propose Gabriel Attal pour les parents divorcés. Ça s’appelle la semaine différenciée. Elle pourrait permettre aux parents divorcés de travailler 4 jours la semaine où ils ont la charge de leurs enfants et quand ce n’est pas le cas, les travailleurs rebasculeraient sur une semaine de 5 jours.

Le parti-pris : La semaine de 4 jours pour mieux gérer vie pro/vie perso – 18/03

L’objectif est de permettre aux parents de mieux organiser leur temps de travail et de pouvoir s’occuper de leurs enfants. Une expérimentation doit être mise en place dans les administrations de la fonction publique d’ici à septembre et pour une durée d’un à deux ans a précisé Gabriel Attal dans la Tribune du Dimanche.

Au Royaume-Uni, une expérimentation similaire dans le privé a permis de réduire de 71% les burn-outs et de 65% les arrêts-maladies.

Pour Pamola, mère divorcée et ses trois enfants, la semaine différenciée, c’est synonyme d’une meilleure vie de famille.

« C’est important de passer du temps avec ses enfants. Parfois, on n’a même pas assez de temps à leur accorder. Donc c’est bien qu’ils puissent profiter de leurs parents», indique-t-elle.

Un risque de discrimination à l’embauche ?

Une semaine avec des horaires allégés, pour Hugo ce serait une forme de reconnaissance du rôle de parent par l’entreprise. « Moi je trouve ça intelligent. Avoir un temps allégé avec l’accord de l’employeur les semaines où je n’ai pas pas deux, mais trois enfants, ça m’aiderait à prendre en charge la charge de travail et mieux la répartir entre les semaines avec et sans », assure-t-il à RMC.

Mais pour ce père de famille, il devrait que ce soit une obligation. «Je crains que pas grand monde n’ose le demander. Que ça fasse un peu l’employé qui commence à revendiquer du temps libre», estime-t-il.

Une possibilité qui devrait s’appliquer à tous les parents, divorcés ou non, selon Églantine Tancray, directrice d’un cabinet de recrutement.

« Si on fait une différence entre les salariés entre le fait qu’ils soient parents ou pas parents, on crée la possibilité de discrimination », juge-t-elle.

Une discrimination à l’embauche qui serait plus susceptible de toucher les femmes. Sur les presque deux millions de familles monoparentales en France, plus de 80 % ont une femme à leur tête.

Delphine Schiltz et Cassandre Braud avec Guillaume Descours

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Finance

Dans le projet immobilier d’Anaïs, 2 400 euros par mois : « Un château, c’est un rêve d’enfant »

À désormais 34 ans, Anaïs réside avec Vladimir (37 ans) et leur fille Zoé (9 ans) à Avon une commune située non loin de Fontainebleau (Seine-et-Marne). Elle est employée chez Doctolib, lui gère l’administratif d’un cabinet de notaire en région parisienne. À eux deux, ils ne gagnent pas plus de 5 000 euros net par mois et ont déjà changé à plusieurs reprises d’emplois ou de lieu de vie. Dans le détail, lui gagne 2 400 euros net par mois hors prime, elle entre 2 300 et 2 400 euros net. « On me dit souvent qu’acheter un château est un projet fou. Mais nous avons réussi à faire plein de choses en partant toujours de rien », assure Anaïs, qui se décrit comme une autodidacte avec une « grande soif de curiosité ».

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